Atelier Cuisine

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L’association se fixe comme objectif d’aider les personnes et familles en situation précaire. Dès que le dossier de ces dernières est accepté par la commission, elles ont accès notamment à l’épicerie sociale, mais s’engagent aussi à participer à des activités d’insertion, dits ateliers de redynamisation.

L’atelier de redynamisation « Cuisine » fonctionne, en principe, deux fois par mois. Il se déroule habituellement à Beinheim, où une cuisine de la salle des fêtes est mise à disposition de l’association. C et atelier est le plus long, puisqu’il commence à 10h30 et se termine à 14h. Il est animé alternativement par Cyrille FRATH et Michèle UHRIG. Il est bien fréquenté puisqu’en moyenne il y a 10 participants.

En date du mercredi 22 juin, cet atelier a été exceptionnellement délocalisé à Lauterbourg, et c’est dans la cuisine du Tennis-Club que le groupe a œuvré, groupe aujourd’hui plus conséquent puisqu’une quinzaine de personnes s’activaient autour de l’animatrice.

Les objectifs de l’atelier sont de déterminer, en fonction des ingrédients disponibles à l’épicerie sociale et des souhaits des personnes inscrites, ce qu’on va cuisiner. Michèle Uhrig a donc rappelé le principe de base qui est de toujours préparer un plat chaud avec des légumes et un dessert avec des fruits, afin d’introduire la notion du « manger équilibré ». Le rôle de l’animatrice est dans un premier temps d’organiser les tâches.

Ainsi, ne serait-ce que pour la partie « légumes », une personne nettoie la salade, la lave plusieurs fois, l’essore. Une autre prépare l’assaisonnement, épluche oignons ou échalotes, cisèle la ciboulette. Une autre lave les concombres et les râpe, d’autres coupent des rondelles de tomates ou épluchent des pommes de terre. Là, un homme huile et badigeonne les morceaux de viande d’une marinade épicée.  

Si l’animatrice jette son œil partout et sur tout, elle fait aussi découvrir de nouvelles saveurs, rajoutant ici ou là une herbe ou épice à laquelle on n’aurait pas pensé, voire une façon méconnue de cuisiner tel ou tel ingrédient, et apprend ainsi aux participants à sortir d’une routine  peut-être trop  fade et à oser des mélanges inédits de saveurs.

Elle doit aussi piloter l’ensemble pour que tout soit prêt à l’heure du déjeuner, y compris une table où servir le repas,  assurer la coordination des gestes. Et, après le repas, idem pour toutes les tâches de fin de repas, comme nettoyer les tables et plans de travail, laver la vaisselle et les ustensiles utilisés, ranger les lieux après les avoir utilisés.

Selon l’animatrice, le moment fort reste le repas pris ensemble, car c’est du partage, de la convivialité à l’état brut, c’est des moments apaisants d’écoute et de parole. Et selon l’humeur tout un chacun est amené à dévoiler un peu de sa personnalité et de ses difficultés, de ses conditions de vie ou ses espoirs. Ainsi, Mme X et sa voisine de table avouent leur soulagement de pouvoir sortir de chez elle, de leurs quatre murs, le grand plaisir qu’elles ont à rencontrer lors de ces rendez-vous réguliers d’autres personnes, car sans voiture elles sont coincées et se sentent isolées. Ces deux dames sont, en effet, transportés de leur domicile jusqu’à l’atelier par le minibus « Mobilex » et font partie du noyau des habituées de cet atelier.

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